jeudi 1 février 2018

Downsizing

Vu ce soir Downsizing, et même si l'idée est totalement invraisemblable (on sait que la diminution de taille possède des effets proportionnels à la taille, d'autres au carré de la taille (surfaces), d'autres au cube de la taille (volumes) et que les différents équilibres du corps humain portent sur les trois échelles), si d'autre part l'idée de la cohabitation des humains non réduits avec les réduits provoquerait des luttes beaucoup plus virulentes que la seule réaction d'un ivrogne dans le film, le sujet principal, c.a.d. comment le héros qui vivait dans sa bulle d'ignorance prend progressivement conscience de certaines réalités, est fort bien présenté et bien joué. C'est un film qui incite à réfléchir, donc un vrai film de SF.

mercredi 10 janvier 2018

Présences extraterrestres au Grand action (3° fois)

Bonjour à tous et toutes, Meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Le cycle "Présences extraterrestres", organisé par R. Lehoucq, J.S. Sébastien Steyer et moi-même, reprend avec "The Thing" de Carpenter le 17 janvier à 20H. La discussion qui suivra sera animée par Barbara Le Maître et François Moutou. Comme la dernière fois, il reste encore des invitations à retirer en écrivant à ocavbioarti(ad)gmail.com Bien à vous, Perig Pitrou

Ciné-Club IHP

Edition 2018 Le ciné-club reprend pour cette nouvelle année, de janvier à juin, le dernier mardi de chaque mois. Découvrez la nouvelle formule et la programmation 2018 !
Cette année, chaque séance est parrainée par une personnalité scientifique de renom, qui participe à la sélection du film et des intervenants spécialisés. Dans le cadre de sa mission de diffusion de la culture mathématique auprès du grand public, l’Institut Henri Poincaré propose son Ciné Club Univers Convergents ; Sciences, Fictions, Société en partenariat avec le cinéma Grand Action (Paris 5) et le magazine Sciences et Avenir, de janvier à juin 2018, le dernier mardi de chaque mois. Le cycle compte 6 projections suivies chacune d’un débat avec des intervenants spécialistes. Ces projections s’adressent à un large public, qui n’a pas besoin d’être férus de mathématiques pour venir assister aux séances. Les questions sociales, sociétales et éthiques liées au sciences feront l’objet d’échanges entre les intervenants et le public. Univers Convergents ; Sciences, Fictions et Société; quand 3 univers se rencontrent, s’interrogent et deviennent prétexte au dialogue entre scientifiques et grand public. Cet événement est une nouvelle façon de rappeler les liens qui unissent les mathématiques aux autres disciplines scientifiques, tout en s’interrogeant sur certains enjeux et rêves associés à la science dans notre monde. Telecharger Découvrez le programme de l'édition 2018 Les inscriptions se font en ligne uniquement, via le formulaire de réservation. Pour la séance du 30 janvier 2018, les inscriptions ouvriront le mardi 16 janvier 2018 à 10h. Informations pratiques : Cinéma Grand Action, 5, Rue des Écoles, 75005 Paris.

samedi 6 janvier 2018

Prix Bob Morane

Sélection du quatrième trimestre 2017 Publié le 3 janvier 2018 Pour le quatrième trimestre 2017, le jury du Prix Bob Morane a retenu : Romans francophones Claire et Robert Belmas : Sous le soleil de cendres, Scrineo Jacques Boireau : Quand changent les temps, Éditions Armada Pierre Brulhet : Les corps tombés du ciel, L’Atelier Mosésu David Calvo : Toxoplasma, La Volte Sam Kolchak : Homo Pacificus, Autoédition Camille Leboulanger : Bertram le baladin, Critic Romans traduits Vittorio Catani : Le cinquième principe, La Volte (traduit par Jacques Barbéri) Elan Mastai : Tous nos contretemps, Bragelonne (traduit par Jean Bonnefoy) Deon Meyer : L’année du lion, Seuil (traduit par Catherine Du Toit et Marie-Caroline Aubert) Thomas Olde Heuvelt : Hex, Bragelonne (traduit par Benoît Domis) Benjamin Percy : DarkNet, Super 8 Éditions (traduit par Paul Simon Bouffartigue) Lars Vasa Johansson : La vie est un millefeuille à la vanille, Fleuve éditions (traduit par Hélène Hervieu) Nouvelles Philippe Curval : On est bien seul dans l’univers, La Volte Jean-Pierre Fontana : L’autre côté de nulle part, Éditions Armada Nancy Kress: Danses aériennes, Le Bélial’ Olivier Paquet : Faux-semblance, L’Atalante Coup de cœur Karine Gobled : Le guide de la SF et de la Fantasy, Actu SF Alex Jestaire : Contes du Soleil Noir, Au Diable Vauvert (5 tomes) Patrice & Viktoriya Lajoye pour leur travail d’éditeurs, anthologistes, essayistes et traducteurs sur la SFFF russophone Pour les trimestres précédents, voir le site du prix.

jeudi 4 janvier 2018

Colloque à Lyon les 4-5 Avril 2018

Colloque Stella Incognita – Lyon – 4 et 5 avril 2018« Science-fiction, prothétisation, cyborgisation » Comité scientifique : Jérôme Goffette, Evelyne Lasserre, Axel Guïoux, Paul-Fabien Groud Appel à communication Lunettes, lentilles de contact fantaisie, pace-makers, prothèses dentaires, dispositifs auditifs, implants mammaires, oreilles de chat Neurowear, bras mécatroniques, etc. : notre monde contemporain nous plonge de plus en plus dans un univers de prothèses, à tel point que, l’âge venant, peu d’entre nous y échapperont. Pourtant, cette hybridation passe presque inaperçue alors même qu’elle change nos vies et notre quotidien. De ce fait, en lien avec le cycle de séminaires « Corps et prothèses » (http://www.corps-protheses.org/), il semble particulièrement bienvenu de se pencher sur l’abondante source de cogitations prothétiques qu’apporte la science-fiction sous toutes ses formes. Elle nous donne à vivre une multitude d’expériences par procuration qui mêlent anticipation, rêverie, interrogations personnelles et questions sociales et politiques, dont nous ne pouvons donner ci-après que quelques aperçus. Pour information, à la suite de ce colloque Stella Incognita, une journée « Du proche au lointain : les horizons prothétiques contemporains » est programmée le 7 avril dans le cadre des séminaires « « Corps et prothèses », au Musée des Confluences de Lyon. Cette journée est ouverte à tous et gratuite. * A l’évidence, parmi les motifs récurrents de la science-fiction, chacun rencontre celui du cyborg. Toutefois, cette évidence cache un ensemble à la fois plus vaste et moins visible, celui de la prothétisation – qui mérite tout autant une investigation. Alors que l’idée de cyborg est celle d’un collage problématique entre deux parties, mécanique et organique, posées sur un plan identique, l’idée de prothèse ne suit pas un tel schéma d’affrontement, car le noyau humain y reste premier et principal. La prothèse, au moins initialement, est adjointe à ce noyau comme un complément. La notion de prothèse, assez large, permet de ce fait une grande richesse de variations. Dans sa matière, la prothèse peut être organique, mécanique ou même virtuelle. Dans ses finalités ou ses fonctions, elle peut être motrice, sensorielle, expressive, interfaciale, cognitive, etc. Dans son ampleur, elle peut se limiter à un simple bijou ou, à l’opposé, remplacer le corps ou l’englober. Dans sa signification humaine, elle peut ne représenter qu’une fonction accessoire, voire négligeable, ou être une clef symbolique ou un élément social de premier plan. 1/3 La place des prothèses dans la science-fiction est d’ailleurs depuis longtemps très importante. Bien sûr, chacun peut se souvenir de cette séquence de L’Empire contre-attaque (1980) où Luke Skywalker a la main tranchée par son père, puis remplacée par une prothèse. Ce moment fait écho, dans le film suivant, Le Retour du Jedi (1983), à une séquence symétrique, lorsque Luke tranche la main de son père et découvre qu’il s’agissait d’une prothèse. Un triple rapprochement se produit entre les deux hommes : une filiation biologique assumée, un destin qui se répète, une meurtrissure commune – l’ensemble façonnant un espoir partagé. On sait moins que presque chacun des romans de la série Starwars met en scène des prothèses, souvent différentes. Tout un cycle, celui du Nouvel Ordre Jedi, a même été construit sur l’exploration de la prothétisation organique, avec l’invasion des Yuuzhan Vong. Si cet exemple est le plus connu, il n’est pas le premier. Sans remonter très loin dans l’histoire, Le Docteur Lerne (1908) de Maurice Renard est déjà une exploration très accomplie du corps-prothèse par la greffe d’un corps à un cerveau, puis de la machine-prothèse avec la projection de l’esprit dans une automobile. Du même auteur, Les Mains d’Orlac (1920), plusieurs fois porté à l’écran, est l’histoire complexe d’une double greffe de mains dans laquelle l’auteur prête une attention aiguë aux retentissements fonctionnels, identitaires et symboliques. Au milieu du XXe siècle, le cycle désormais classique des Seigneurs de l’Instrumentalité de Cordwainer Smith montre plusieurs personnages prothétisés. A la même époque est publié un roman lui aussi hors norme dont le thème central est la prothétisation : Limbo (1952) de Bernard Wolfe. On y découvre l’accroissement de la performance mais aussi la violence du procédé et le questionnement sur une humanité de plus en plus fabriquée. Ces interrogations à la fois techniques et métaphysiques sont aussi présentes quelques années plus tard dans Homme Plus (1976) de Frederik Pohl et dans Les Voyages électriques d’Ijon Tichy (1976) de Stanislas Lem, où une vaste palette de transformations est passée en revue. Dans une période plus récente, la question prothétique est devenue une thématique standard, faisant partie des motifs classiques dont on joue dans les mondes de la science-fiction. Citons, à titre d’exemples parmi les plus frappants, les oeuvres de John Varley : Le Canal Ophite (1977), Barbies tueries (1978), Equinoxiale (1980), Champagne bleu (1981), Les Gens de la Lune (1992), Le Système Valentine (1998) : la transformation de soi et l’intégration prothétique y suivent des voies multiformes (fonctionnelles, sensorielles, esthétiques, etc.), dont les retentissements anthropologiques sont assez soigneusement explorés. De même, parmi les oeuvres consacrées, L’Empereur-Dieu de Dune (1981) de Franck Herbert est une histoire d’intégration organique et biochimique autant qu’une réflexion sociale et historique. Plus récemment, Etoiles mourantes (1991) d’Ayerdahl et Jean-Claude Dunyach systématise le regard en mettant en parallèle quatre formes d’hybridation. Cette approche systématique se retrouve aussi chez Brian Stableford dans le cycle de l’E-mortalité, ou, d’une toute autre façon, dans l’oeuvre d’Enki Bilal. La science-fiction actuelle n’est pas en reste sur la question des prothèses : La Zone du Dehors (1999) d’Alain Damasio, Le Fleuve des Dieux (2004) de Ian McDonald, Les Chroniques du Radch (2013) d’Ann Leckie, sont des explorations de cette hybridation couplant humains, machines, implants organiques et inorganiques, dont le motif prothétique est l’objet principal. Cette soif exploratoire est aussi très présente dans le jeu vidéo et ses multiples variations sur le corps bionique, de Bionic Commando (1987), Final Fantasy (FF I :1987, …, FF XV : 2016), Deux Ex (DE 1 : 2000, …, DE 5 : 2016), Nier Automata (2017) ou encore Horizon Zero Dawn (2017). En parallèle à une orientation psychologique et sociale, une science-fiction de la prouesse technique (bras bionique, exo-squelette, couplage avec une machine, implant, etc.) n’a d’ailleurs jamais cessé de se développer, en particulier à la télévision et au cinéma : Doctor Who (1963-2018), Goldorak (1975-1977), Super Jaimie (1976-1978), eXistenZ (1999), Ghost in the Shell (1995, 2004, 2017), Texhnolyze (2003), Iron Man (2008, 2010, 2013), Avatar (2009, 2018), etc. 2/3 Ces quelques aperçus de la thématique de la prothétisation dans la science-fiction montrent qu’elle touche toutes les aires culturelles, qu’elle est travaillée à la fois dans la culture populaire et dans la culture plus érudite, qu’elle ne cesse de s’enrichir et de s’approfondir, et que les oeuvres concernées ont été souvent primées, ce qui souligne la qualité du traitement artistique autant que sa signification humaine, comme une exploration saisissante de notre (éventuelle) future condition. Le champ de la prothétisation ouvre ainsi des perspectives larges et variées. De ce fait, nous tenons à souligner que cet appel est ouvert à des personnes de toutes disciplines (études littéraires, sciences humaines, sciences médicales, sciences « dures », etc.), à des corpus de tout type (littérature, bande dessinée, série télévisée, film, jeu vidéo, design, mode, etc.), à des corpus d’aires culturelles variées (Europe, Amériques, Asie, etc.) et à des corpus de différentes périodes historiques, du XVIIIe siècle à nos jours. Au-delà du colloque, nous avons pour but une publication que nous souhaitons la plus riche possible. * Les propositions devront contenir : •un titre •un résumé de 300 à 500 mots •une courte présentation de l’auteur de la proposition (2 à 5 lignes) •vous pouvez aussi nous faire part de vos difficultés à financer votre déplacement et votre hébergement (nous ne promettons rien, mais si nous avons un peu de budget, nous ferons notre possible) Elles sont à envoyer à l’adresse suivante : jerome.goffette(ad)univ-lyon1.fr Calendrier : •Date limite de soumission : 15 janvier 2018 •Date de réponse : 15 février 2018 •Date du colloque : 4-5 avril 2018

mercredi 3 janvier 2018

Appel à textes "Dimension Merceilleux scientifique 4"

Appel à textes « Dimension Merveilleux scientifique 4 » – Éditions Rivière blanche Rappelé ce 3/1/2018 par Natacha vas-Deyres Les éditions Rivière Blanche lancent, sous la direction de Jean-Guillaume Lanuque, un appel à textes pour un quatrième volume de leur anthologie « Dimension Merveilleux scientifique ». Le RSF Blog relaie cet appel à textes : Dimension Merveilleux scientifique, cette série d’anthologies dédiées spécifiquement à la science-fiction d’antan, celle du XIXe siècle et de la première moitié du XXe, prépare son quatrième volume ! Comme le tome 2, il sera plus particulièrement dédié à la France. Nous sommes donc à la recherche de nouvelles de fiction, réutilisant des auteurs, des personnages ou des artéfacts issus de ce patrimoine hexagonal dans le cadre d’aventures inédites, se déroulant dans le cadre chronologique sus-cité, mais aussi postérieurement, y compris de nos jours. Sur le plan formel, toutes les possibilités sont envisageables, à la condition de s’inscrire dans un nombre de signes compris entre 5 000 et 20 000, de préférence. Chaque volume de Dimension Merveilleux scientifique comprenant par ailleurs une série d’articles d’analyse, nous sommes également preneurs de toute proposition d’étude, portant sur un auteur, un thème, en lien avec l’actualité ou non, et dont la longueur n’excéderait pas 20 000 signes, de préférence. Les textes peuvent être envoyés en format RTF à l’anthologiste, Jean-Guillaume Lanuque (jeanguillaume.lanuque(ad)wanadoo.fr), au plus tard le 1er octobre 2017. Pour les auteurs de fiction n’ayant pas participé aux précédents Dimension Merveilleux scientifique, ils devront en outre être accompagnés d’une postface explicitant comment ils ont rencontré et comment ils perçoivent le merveilleux scientifique, ainsi que d’une présentation biographique. La parution de Dimension Merveilleux scientifique 4 aurait normalement lieu dans les premiers mois de 2018. Toute personne intéressée par cette célébration de l’esprit d’une science-fiction délicieusement rétro peut également contacter l’anthologiste pour lui soumettre des idées ou lui poser des questions avant rédaction effective d’un texte. Il est enfin possible que certains textes soient retenus pour des volumes ultérieurs de la série Dimension Merveilleux scientifique. L'appel a été prolongé jusqu'en avril 2018 (sous réserve de vérification).